Le Chardon

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dimanche 26 juin 2016

26/16 Brexit et autres faits....

Le Brexit est à l’évidence un choc historique, probablement aussi important que la chute du mur de Berlin. Peut-on parler de chute du mur de Bruxelles ? Rappelons que l’histoire n’entraîne pas forcément le tragique et que l’incertitude absolue qui règne désormais ne conduira pas forcément à la violence, même si ce n’est pas une opportunité à écarter d’emblée. Il reste qu’au-delà des injures proférées par BHL dans Le Monde à l’attention des votants, qui témoigne de son manque de respect pour la démocratie en général et le peuple en particulier, le Brexit met à jour de nouvelles réalités politiques qu’on ne saurait évacuer avec les recettes habituelles. Car au fond, c’est de cela dont il s’agit : du retour de la politique qui avait été si soigneusement mise sous le boisseau par la « construction européenne ».

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dimanche 19 juin 2016

25/16 Violences politiques

Trois types de violences se sont conjuguées cette semaine en France : heurts entre supporters de l'euro de foot, assassinat d'un couple de policiers, violence en marge des manifestations contre la loi travail. Cela ne me semble pas une coïncidence mais le signe d'une montée aux extrêmes, signalant la tension croissante de la société française. Il faut bien parler d'une "escalade de la violence", signe d'une crise multiforme mais dont les déterminants se rejoignent peu à peu. Ce constat signe l'insatisfaction profonde des populations françaises et européennes. Le verrouillage du débat politique en est la principale cause La "campagne électorale" est tellement décalée par rapport aux attentes qu'elle ne fait qu'ajouter de la tension à une société déjà percluse de fractures. Ainsi, la crise européenne évidente et déjà signalée à de nombreuses reprises dans ces colonnes entre en résonance avec une crise nationale. L'exaspération monte et c'est fort inquiétant.

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dimanche 12 juin 2016

24/16 Rome et Orlando, Nigéria et euro

Le mouvement 5 étoiles en tête à Rome. La nouvelle vaut d’être notée pour deux raisons : elle confirme la puissance des mouvements anti-système à travers l’Europe et l’Occident, quelles que soit leurs manifestations (Trump, Brexit, AFD ou Podemos, la gamme est large) ; mais aussi qu’en l’absence de Bepe Grillo, le mouvement cinq étoiles survit à la dimension charismatique du fondateur : il s’enracine dans un terreau plus profond, donc plus significatif.

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dimanche 5 juin 2016

23/16 Falloujah et Erdogan, Syrte et sondages allemands

Un de mes amis me demande si je suis la bataille de Falloujah. Je lui réponds que non. D’abord, elle va durer des semaines, si j’en crois ce qui s’est passé à Tikrit et autres lieux repris par les Irakiens. Ensuite, je me méfie du battage médiatique anglo-saxon. Rappelons que le président sortant a besoin d’une victoire pour sa fin de mandat, mais aussi pour présenter un bilan vaguement convenable au sujet de l’Irak : Obama a été élu sur le retrait d’Irak, il est parti brusquement en 2011 ce qui a été une des causes essentielles des difficultés du pays, il a été obligé d’y revenir trois ans plus tard. Bref, l’Irak demeure une épine dans son pied. Accessoirement, Falloujah résonne beaucoup plus dans les oreilles américaines au regard de la première bataille de Falloujah, il y a plus de dix ans, où les Américains avaient perdu plus de 3000 hommes.

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dimanche 29 mai 2016

22/16 Raqqa et Vietnam, pétrole et géoblocage

Offensive contre Faloujah et Raqqa. Au cas où vous n'auriez pas suivi, deux offensives sont menées contre l'EI. Une à Falloujah, selon un mécanisme compliqué joignant "troupes gouvernementales", milices chiites, conseillers américains. La progression est lente, on est loin des progressions foudroyantes (l'EI a réinventé la notion de blitzkrieg en 2014) des adversaires. Dans le même temps, les Kurdes descendent vers le sud pour aborder Rakka en Syrie. Là encore, on sent un appui américain mais pas un grand enthousiasme kurde. Des deux offensives, on retire la "combinaison" des efforts comme dans les plus classiques plans de manœuvre. L'idée consiste à faire pression en deux endroits différents, de façon à entraver la bascule d'efforts des réserves. On verra dans la durée mais cela ne semble pas avoir beaucoup ému l'EI, qui a profité de ces attaques pour lancer lui-même une contre-offensive au nord d'Alep contre les positions acquises par les "rebelles" (fortement appuyés par la Turquie) le long de la frontière avec la Turquie. Et là, l'EI progresse. Du coup, les Kurdes du coin (ceux d'Afrin) en profitent pour progresser aussi en direction de Marea, là aussi aux dépens des rebelles. Faut-il rappeler que l'EI a bâti sa stratégie militaire sur une très grande décentralisation ?

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dimanche 22 mai 2016

21/16 Belgique et BRICS, art 16 et SA18

La Belgique en faillite politique. C’est du moins ce qui ressort des récents développements. Ainsi, un des premiers magistrats du pays a récemment déclaré que la baisse des crédits envers la justice, la première fonction d’un État de droit, faisait que celui-ci était désormais un État voyou. La polémique a bondi, d’autant que les gardiens de prison sont en grève depuis trois semaines et que du coup, on a été obligé d’envoyer des militaires dans les prisons pour assurer le service minimum (!). Tout ceci après les graves défaillances révélées par la succession d’attentats terroristes en France et en Belgique, ou encore des infrastructures qui se délitent comme en témoignent les nombreux tunnels fermés à Bruxelles qui provoquent des embouteillages monstres. Disons les choses : une des raisons profondes tient à l’enchevêtrement institutionnel et à l’indépendantisme flamand. La NVA, parti flamand, est au gouvernement et sous couvert d’une politique de réforme libérale, fait tout pour amoindrir l’État. La Belgique fout le camp et éclatera bientôt…

source, l'Etat belge malade de son fédéralisme

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dimanche 15 mai 2016

20/16 Soubelet et Velez-Malaga, Obama et Erdogan

Liberté d'expression : l'affaire Piquemal, anecdotique, puis l'affaire Soubelet, plus sérieuse, ont remis au devant de la scène la question de la l'expression des militaires. Disons ici que nous appuyons la tribune de Desportes. Constatons surtout le conservatisme ambiant, à droite (Juppé) comme à gauche (qui n'a finalement rien fait). Alors que beaucoup se font des vapeurs à propos des lanceurs d'alerte (Snowden ou le journaliste qui a dénoncé Junker au Luxembourg), remarquons pour conclure que les pouvoirs, où qu'ils soient, sont aujourd'hui dans une volonté de restriction de la parole. Est-il besoin de dire que c'est à contre-courant de l'évolution globale de la société et que si nous avions des gens avec un peu d'imagination, ils porteraient une réforme qui est désormais nécessaire ? Enfin, j'attends encore les voix des éternels "combattants de la liberté d'expression", extrêmement silencieux, tout comme la "représentation nationale", qui ne prend pas la peine de défendre une des personnes qu'elle a voulu entendre : le laisser à son sort signifie que désormais, quiconque ira à l'AN devra savoir qu'il ne doit pas dire toute la vérité...

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dimanche 8 mai 2016

19/16 Turquie et TTIP, Trump et Davutoglu

La lutte s’intensifie entre l’EI et la Turquie. D’une part, L’EI frappé en Syrie depuis la Turquie, 63 morts. D’autre part, l’EI organise de plus en plus d’attentats en Syrie même et n’hésite plus à riposter avec des mortiers tirant vers le sol turc. Mais on n’en est pas encore à un retournement total, Ankara conservant ses accusations principalement contre les Kurdes.

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dimanche 1 mai 2016

18/16 Trump et Obama, Maroc et Syrie, sous-marins et élections

Nous nous étions interrogés ici sur l'initiative bizarre de Ban Kii Moon qui avait pris partie en faveur de l'Algérie à propos du Sahara occidental, dans une posture contre le Maroc. Les choses se sont poursuivies avec le vote aux NU de la résolution 2285. On lira une analyse ici d'un think tank pro marocain qui donne bien des clefs de lecture. Cela explique aussi le très curieux article à charge paru dans le Monde en ligne contre Mohammed VI, accusé d'un tournant anti-occidental. Les choses paraissent désormais assez claires. Les Américains ont opté pour l'Algérie ce qui explique qu'ils aient soutenu, en aval, l'initiative de Ban Kii Moon qui ne l'aurait jamais prise autrement. la première mouture de la résolution était truffée de pièges, à l'initiative américaine. La France s'y est opposée et a réussi à bloquer la plupart des pièges. il semble que la direction américaine se soit finalement résolu à rejoindre cette position traditionnelle. Il n'est pas impossible ici de penser que l'initiative ait été le fait de cercles washingtoniens qui ont circonvenu la présidence, et que celle-ci, devant l'ampleur du retournement, y ait mis le holà. On sait en effet à quel point il y a plusieurs politiques étrangères à Washington et combien certains cercles prennent des initiatives à l'encontre de la Maison Blanche. Ceci n'est bien sûr qu'une hypothèse.

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dimanche 24 avril 2016

17/16 Otan et Russie, Obama et l'Europe, îlots divers et Ukraine, affiches et liberté d'expression

Conseil OTAN-Russie. Ce n'était qu'une réunion sans grand objet mais l'important n'était pas là, mais dans sa tenue. Le titre du Monde était excellent (vous noterez que je ne dis pas toujours du mal du Monde) : "un dégel glacial". Les uns et les autres se sont dit leurs quatre vérités, l’important étant qu'ils puissent se le dire. Ce n'est pas un retour à la normalité ou à la coopération (il est encore trop tôt pour cela) mais un petit signe, supplémentaire, du retour de la Russie dans le dialogue international. On s'éloigne encore, s'il était besoin de le signaler, de "l'isolement" de la Russie. Enfin, on notera que la diplomatie française, par la voix de M. Ayraut, a demandé une nouvelle réunion du COR "avant le sommet" (qui est prévu début juillet). Autrement dit, la France pousse les feux pour cette normalisation. Il faut dire qu'elle est membre du format Normandie qui préside aux accords de Minsk et qu'elle voit l'utilité de la Russie en Syrie, tout en se sentant bien moins préoccupée par le réarmement russe que ne peuvent l'être les PECO. Cette petite initiative, qui n'aura pas été remarquée par la plupart, confirme en tout cas le changement de ton depuis le départ de M. Fabius.

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dimanche 17 avril 2016

16/16 : Libye et Algérie, Engins explosifs de circonstance et Livre de la jungle

Les rebelles, qui étaient dans un cul de sac au nord d’Alep, avaient décidé de s’étendre à l’est contre l’EI, le long de la frontière turque. Aller à l’est contre les Kurdes aurait signifié la rupture de la trêve et une réplique russe. Tandis qu’en attaquant l’EI, personne ne pouvait rien dire, d’autant que l’artillerie turque et l’aviation de la coalition appuyaient de près (on a ainsi vu des A 10, me semble-t-il…). Oui, mais l’EI a décidé une contre-offensive. Lundi soir, on en était là : carte. L’enjeu est bien le contrôle d’un des derniers bouts de frontière syro-turque qui n’est pas tenu par les Kurdes. Mais en fin de semaine, les combats ont repris à Alep, l'EI amené une contre-offensive, la trêve s'estompe. Pendant ce temps-là, le régime organise des « élections législatives » ce qui lui permet d’arriver en retour aux négociations de Genève et de dire qu’il n’y a aucune précondition aux négociations, ce qui ne manque pas d’un certain toupet.

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dimanche 10 avril 2016

15/16 : Syrie et Libye, Nuit debout et papiers panaméens

Sur le front syrien, on remarque une reprise des combats au sud d’Alep. Les choses se décantent peu à peu et il semble que cela se soit passé de la façon suivante : les Iraniens ont planifié une offensive autour d’al Eis. Jabat al Nusrah l’a su et a devancé l’offensive, prenant al Eis. Du coup, les Iraniens déclenchent eux-mêmes leur assaut. Il en découle que les deux parties étaient « d’accord » pour rompre la trêve (car il semble que l’Armée Syrienne Libre ait soutenu l’attaque de JAN). Autre spéculation : les Russes étaient-ils au courant des intentions iraniennes ? N’ont-ils pas déclaré leur retrait justement pour ne pas avoir à soutenir les offensives iraniennes ? Il y a en effet une sourde lutte d’influence entre Moscou et Téhéran, malgré la façade de l’alliance en soutien à Assad. Accessoirement, c’est ce « contrôle de l’Iran » qui explique les politesses israéliennes envers la Russie.

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dimanche 3 avril 2016

14/16 Nagorno et Sahara, BRICS et RCA, vache consentante et peut-être citoyenne

Depuis le début de l'année, on sentait que la situation s'envenimait dans le Caucase du sud. Cela a été confirmée avec un hélicoptère azerbaïdjanais abattu au Nagorno-Kharabakh par les Arméniens. Puis par une offensive généralisée des Azerbaidjanais. Tout ceci sur fond de baisse des prix du pétrole qui gêne les équilibres à Bakou. Accessoirement, les Arméniens sont alliés aux Russes, les Azerbaïdjanais ont de bonnes relations avec les Turcs, ceci s'inscrit donc aussi dans la brouille russo-turque. Mais les choses sont plus compliquées puisque la Turquie a arreté cette semaine l'homme qui avait abattu le pilote russe, ce qui a été vu comme un pas dans la bonne direction par Moscou. Nous sommes en Orient...

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dimanche 27 mars 2016

13/16 : attentats à Bruxelles et en Turquie, Obama et Karadjic, Labouérie et Modigliani

Attentats de Bruxelles : que dire sinon qu'ils étaient attendus et qu'ils ne marquent pas un terme, malgré la dissolution apparente du principal groupe ayant organisé les attaques du 13 novembre et du 22 mars. Le pessimisme demeure de circonstance, d'autant que l'EI subit des revers en série en Irak/Syrie. Aussi devrait-il multiplier les attentats afin de maintenir son pouvoir d'attrait auprès d'une jeunesse déboussolée et continuer de susciter des vocations pour venir renforcer les troupes. Pourtant, cela témoigne d'une inflexion de plus en plus marquée de sa stratégie. Alors qu'à l'origine l'EI voulait établir un califat d'où diffuser sa révolution, voici qu'il a procédé à deux évolutions :

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dimanche 20 mars 2016

12/16 : Russe en Syrie, Angela et les Turcs, Trump révolté, Brésil chaotique

Retrait (partiel) russe de Syrie : il y aurait beaucoup à dire, beaucoup a déjà été dit. Constatons simplement l'habileté de V. Poutine : bravo l'artiste, il a pris tout le monde par surprise, il n'y a qu'à voir le silence consterné des atlantistes. Notons également le silence des puissances moyen-orientales (Irak, Turquie, Iran, Arabie). Mais certains prennent déjà parti de l'initiative russe. Les Israéliens pour se raccommoder plus encore avec eux ; les Kurdes de Syrie pour annoncer leur visée à l'autonomie, sur un modèle irakien ; les Saoudiens pour eux-aussi, arrêter leurs opérations au Yémen où ils étaient fixés. Là, ils ont un excellent prétexte pour mettre les pouces sans perdre la face. Les choses bougent donc très vite, d'autant que l'EI est décidément sur le recul.

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dimanche 13 mars 2016

11/16

Accord euro-turc. Ou plus exactement, accord germano-turc. L'Europe découvre le froid réalisme qui oublie les "principes" pour laisser la place aux seuls intérêts. Plus personne ne dit de mal de V. Orban qui suscitait, l'été dernier, des cris d'orfraie lorsqu'il construisait une barrière à sa frontière. Désormais, quasiment tous les pays ont fait de même. L'Allemagne ne s'en plaint pas, constatant le tarissement des arrivées de migrants sur son sol, grâce aux filtres mis en place par ses voisins méridionaux, grâce au cantonnement de la Grèce à une nouvelle zone "d'accueil". On va même plus loin, faisant semblant de négocier avec le grand Turc. Mais qui prend au sérieux les termes de cette négociation ? Les Européens ne l'ont admise que du bout des lèvres, pour laisser à A. Merkel le temps de franchir les élections régionales. Une fois celles-ci passées, les intérêts reviendront au grand jour et l'accord ne sera pas avalisé. Car ce n'est pas l'UE qui a négocié, mais seulement Merkel, qui n'a prévenu ni Tusk ni Hollande. Cet unilatéralisme sera sanctionné par des unilatéralismes en miroir, chacun poursuivant la préservation de son seul intérêt.

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dimanche 6 mars 2016

10/16

Élections en Iran. La présentation des résultats par la presse internationale (et nationale) me semble assez malvenue. Le clivage entre "gauche" réformiste (sous-entendu : pro-Occidentale) et "droite" conservatrice (sous-entendu : anti-occidental) ne me semble pas traduire la réalité politique. On a eu ainsi l’assimilation de "conservateurs pragmatiques" au "camp du progrès", c'est-à-dire aux réformistes. Les choses sont évidemment beaucoup plus nuancées, conformément à la tradition politique iranienne faite d'arrangements et de nuances orientales. J'en retiens quant à moi : le sentiment unanime d'un Iran menant une voie nationale propre; un assentiment global à la ligne du président Rouhani; un recentrage des équilibres, avec l'affaiblissement des deux extrêmes. Le plus intéressant réside probablement dans le Conseil des experts (beaucoup plus que dans l'assemblée législative) qui sera amené à désigner le futur "guide" qui succèdera à Khameney. Constatons enfin que celui-ci s'accommode fort bien des résultats. Autrement dit, les choses sont bien plus subtiles que les grands titres nous les ont décrites.

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lundi 29 février 2016

9/16

Je suis confus, je publie ce billet avec retard : effet des vacances sans doute... Une sorte de trêve des confiseurs travailleurs. Pas comme la trêve en Syrie. Elle vivra ce que vivent les trêves, l'espace d'un soir, l'espace d'un matin, une petite semaine tout au plus. Elle aura permis à certains de reprendre leur souffle (vous avez dit "pause opérationnelle" ?), aux autres de croire qu'un monde de paix est possible, à ceux-ci de prendre le beau rôle (mais non, on n'est pas que méchant, nous aussi on veut la paix), à ceux-là de montrer qu'ils ont encore de l’influence sur le terrain (vous avez dit "pragmatisme" ?). Et pourquoi pas, d'initier peut-être un bout de négociation politique car à la fin, il faudra bien passer par cette négociation. De ce point de vue, la trêve permet aussi de mesurer les rapports de forces sur le terrain diplomatique, vérifier si telle ou telle position a évolué.

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dimanche 21 février 2016

8/16

En Syrie, les choses se clarifient, paradoxalement. Les Kurdes, alliés à la fois aux Américains et aux Russes, progressent partout, surtout au nord d'Alep, à la grande rage des Trucs. Ceux-ci ripostent en transférant des combattants rebelles (même pas présentés comme modérés) pour aller défendre le dernier saillant résiduel, et bombardent allègrement l'enclave kurde au nord ouest de la Syrie. Sans effet sur le terrain, cela va sans dire. Pendant ce temps, les forces du régime ont terminé le bouclage d'Alep. Parallèlement, les FAS ont avancé dans la province de Lattaquié, et tiennent sous leur feu l'autoroute M4, en provenance d'Idlib, coupant par là tout renfort vers les combattants qui tiennent encore dans la province. Celle-ci devrait donc être bientôt entièrement reconquise, avant de lancer _une offensive vers Idlib, verrou entre Alep et Hama. CE serait tout le noyau rebelle au centre de la Syrie utile qui serait bientôt pris en écharpe. De même, chose qui n'a pas été notée par la grande presse, il semble qu'elles aient avancé jusqu'aux hauteurs ouest de Rakka, tandis qu'une percée conjointe entre les Forces syriennes et celles du PYG a pris un point de contrôle entre Rakka et Mossoul. Ainsi, alors que tout le monde observe Alep avec découragement, le régime et les Kurdes préparent la prochaine étape : imaginez un peu qu'ils réussissent à chasser l'EI de Rakka ! Les nombreuses critiques à l'encontre des Russes (vous ne combattez pas l'EI) tomberaient d'un coup.

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dimanche 14 février 2016

7/16

Semaine un peu folle, marquée par la confusion extrême des événements, des "décisions", des déclarations. De Bruxelles à Munich, d'Alep à Syrte, de Washington à Moscou, on vit beaucoup d'imprécision. Le trouble géopolitique est d'abord dans les esprits et le manque de clairvoyance. La sidération de l'Occident fait peine à voir.

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