Le scénario, tout d'abord : un alias de Ric Hochet le fait otage et se fait passer pour lui, grâce à une chirurgie esthétique réussie. Dès lors, il va lancer une machination terrible (une vengeance!) à l'occasion du mariage du commissaire Bourdon. L'action se passe toujours dans les années 1960, les voitures de sport sont d'époque, Nadine est délurée comme on pouvait l'être à l'époque, on vogue de Paris à la Côte d'Azur par la nationale 7. Tout est fort plaisant, avec des dialogues affutés et surtout une belle dose d'humour (un peu plus que dans la série d'origine).

J'ai particulièrement apprécié le second degré qui permet d'interroger les vertus de ce gendre idéal, toujours prêt à rendre service, toujours élégant même s'il a toujours ce pantalon bleu, cette veste en tweed blanche (quelque soit la saison) et ce sourire de pochette de 45 tours des années yéyé.

Le dessin reprend la ligne claire de la série d’origine, avec des couleurs un peu plus élaborées et une maîtrise du dynamisme qui constituent des plus incontestables. Bref, de la belle ouvrage, respectant à la fois codes et esprit de la série en ajoutant quelques touches de modernisme pour s'adapter au public contemporain. Une nostalgie modernisée ?

A lire avec plaisir.

A. Le Chardon.